Chancellerie du Comté du Poitou

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 A l'ombre d'un grand chêne...rêverie

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Jehan de Proisy
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MessageSujet: A l'ombre d'un grand chêne...rêverie   Mar 11 Aoû - 10:05

Le Chancelier profitait d’un moment d’accalmie dans les dossiers pour s’accorder une pause.

La chaleur était étouffante et il fut bien heureux de trouver l’ombre d’un grand chêne pour s’asseoir, sans plus de façon, et réfléchir.

La diplomatie Poitevine faisait que, grâce en soit rendue au Très Haut, nul conflit ne semblait se préparer et le Poitou traversait une ère de paix. L’occasion était donc données aux diplomates de rechercher de nouveaux horizon permettant d’élargir et de consolider les relations avec d’autres états.

Aussi, le Chancelier et la Vice-Chancelière allaient-ils sans nul doute s’attaquer à ajuster au mieux les postes et à faire quelques menus travaux d’aménagement de la Chancellerie.

La réception donnée en l’honneur des diplomates du MAO et du Rouergue avait été un franc succès. On avait rompu avec l’austérité pour quelque chose de plus léger et primesautier tout en restant de bon goût.

Appuyé au tronc séculaire, un brin d’herbe entre les dents, Jehan malgré sa récente blessure se sentait bien

Il songea au chemin parcouru et tout particulièrement à son arrivée en ce lieu plus qu’impressionnant pour un jeune candidat à la diplomatie…Que de chemin parcourut que d’évènements rencontrés. Les uns tristes voire tragiques et d’autres plus comiques… Mais une chose était certaine, il se sentait bien dans son rôle.

La diversité des gens rencontrés, la variété des sujets abordés faisait qu’on ne pouvait s’ennuyer à servir son Comté par cette voie. Certes parfois le cœur palpitait, pas par passion amoureuse non, mais d’attendre une réponse d’espérer un accord âprement négocié…

L’homme se forgeait doucement jour après jour, traités après traités et Jehan n’était pas loin de penser que tout futur régnant se devrait d’avoir fait un bout de chemin dans la diplomatie avant que de prétendre briguer les suffrages de ses semblables. Il n’avait, pour sa part, eu qu’à se louer d’avoir par, un après-midi tel que celui-ci, fait une rencontre qui avait changé sa vie.

Il revoyait la scène comme si c’était hier…
La chaleur aussi étouffante en la bonne ville de Poitiers. Un jeune Trémouillois ni plus bête ni plus futé qu’un autre, recherchant la fraicheur et quelque compagnie en taverne. Une Dame entre et le regard du Damoiseau se pose sur elle en appréciant la grâce et la distinction. Il salue, bafouillant plus que s’exprimant clairement, et les voilà en train de discuter de la pluie et du beau temps.

Discussion d’autant plus libre et sans aucune équivoque puisque la Dame est engagée dans des liens matrimoniaux solides et le jeune homme en passe de s’engager également. Néanmoins n’en étant pas moins homme, il aime à plaire autant qu’il se peut au beau sexe même sans aucune arrière pensée. Juste pour le plaisir. C’est un réflexe pas une volonté.

Sa présence n’est en fait motivée que par son désir de servir ce Comté qui l’a accueilli un soir de mars et l’accepte comme un des siens…Il est donc volontaire et participe bénévolement à la défense de Poitiers.
Toujours un peu charmeur, le jeune homme essaie de déployer une maladroite galanterie et se retrouve à répondre par l’affirmative à une proposition de la Dame de rejoindre le Corps Diplomatique Poitevin… La Dame s’en va et lui court comme un damné prendre un bain à la rivière, puis revêtir ses habits du dimanche certes usagés mais propres. Dame un jeune bléiculteur débutant ne dispose pas d’une fortune. De quoi manger oui mais pas de quoi faire des folies de vêture. De plus, par nature, il aime les choses simples dans lesquelles il se sent à l’aise.

Il arrive donc devant ce bâtiment et là il hésite…et si on allait se moquer de lui et le renvoyer ? Il est plein de bonne volonté soit mais cela suffira-t-il ?

Une petite voix lui dit : « mon Jehan si la Dame t’a proposé elle doit savoir ce qu’elle fait non ? Elle n’occupe pas le poste de Chancelier par hasard et puis elle a été souveraine du Comté…donc tu te prends par la main et tu y vas…Ose mon ami Crois et Ose ! ». Il pénètre le majordome l’accueille et rapidement il se retrouve dans un bureau seul. Il adore le bois et sa main ne cesse de caresser la patine du meuble couvert de dossier.
Fort heureusement il est placé sous la houlette d’un ambassadeur le temps de faire ses armes…une femme encore. Décidément le destin de ce garçon est conduit par les femmes, pas de quoi s’en plaindre somme toute…

Et là comble d’ironie son premier interlocuteur étranger est aussi une femme…

Doucement, grâce à la patience de ces femmes il évolue et prend un peu d’assurance et il n’est pas loin d’avoir les larmes aux yeux quand il découvre mention de son nom, tout en bas, en fin de parchemin, sur le premier traité qu’il a négocié. Certes l’affaire ne fut pas trop difficile ses mentors ayant conscience de l’apprentissage nécessaire au jeune diplomate…

Il a gardé le contact avec ces trois femmes bien entendu.

La première est devenue, par les facéties du destin, la Vice-Chancelière actuelle, la seconde a ceint juste avant Jehan, par deux fois la couronne Comtale. La troisième s’est retirée de la vie publique et vit sur ses terres en famille. Jehan a eu l’occasion de la revoir ayant été invité au baptême du dernier.

Entre temps, Jehan a transformé un embryon de Chancellerie au sein d’un Ordre Royal en véritable ruche diplomatique…Désormais il a quitté, pour raisons personnelles, cet Ordre mais ne renie rien de ce qui l’a amené à y entrer et à y œuvrer.

Tout en rêvant à ce jeune diplomate et en mesurant le chemin parcourut, le Chancelier sourit car que demander de plus que de servir son Comté en faisant quelque chose que l’on aime, où l’on se sent bien et confortant ses intimes convictions…

Les obstacles ne sont, au final, qu’un encouragement qu’une sorte de défi à relever. Il y en a eu il les a affronté, il y en aura il les vaincra. Pourquoi ? Parce qu’il y croit et y croyant il ose. Principe dont il a d’ailleurs fait sa devise « J’y Crois et J’Ose ». Car si vous croyez en le bien fondé de quelque chose il faut oser se battre pour elle. Un peu comme on se bat pour l’amour d’une belle…avec conviction, avec passion…

Son regard embrasse le jardin vaste et calme...

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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un grand chêne...rêverie   Mar 22 Sep - 20:51

Ce fut au cours d'une longue promenade dans les couloirs de la chancellerie, que ses pas menèrent la Dame de Verlinghem, jusque dans un parc près d'un chêne d'une grande beauté, la fraîcheur était agréable et cette soirée était pour elle encore pleine de solitude en ces murs où tout semblait figé !

de longues attentes en ces bureaux, des conversation interrompues en salle de détente, des missives sans réponses de son homologue poitevin et enfin un mise à la porte effective sans explication, et une remise de clefs sans excuses...

Rien ne semblait vivre et rien ne paraissait pourtant mourir, cependant, Atirenna continuait à espérer sur la signature d'un traité entre la Gascogne et le Poitou, traité qui était absent de la liste... Elle espérait tant que tout serait tel qu'ils l'avaient prévus avec Kiriell ambassadeur poitevin en Gascogne...

Elle entrevu un peu plus loin, le chancelier, une personne charmante qu'elle avait rencontré à la buvette, mais sans vouloir le déranger et de peur qu'il ai besoin de solitude, elle ne s'en approcha pas, lui faisant un simple signe de la main et un sourire à bonne distance...

Soupirant et se dirigeant vers un endroit qui semblait idéal à un peu de repos, l'ambassadrice, s'installa sur l'herbe humide, un livre dans la main, des feuilles posées dessus et une plume dans l'autre, un encrier posé devant elle et la voilà prête à écrire à ses amis pour évoquer ses aventures et en ces lieux où elle y relatait son séjour !

" Ma chère amie.... "

on commençait toujours une lettre ainsi, mais la voilà, gribouillant et recommençant plus loin...

" Marie... "

Une autre rature... et on recommence...

" Ma très chère Marie Amélie...

Je t'envoie cette lettre pour te dire que je suis toujours sur les terres poitevines... "

Et là... Atirenna, continua son récit en laissant sa plume courir sur le papier...
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Jehan de Proisy
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MessageSujet: Re: A l'ombre d'un grand chêne...rêverie   Jeu 25 Avr - 11:37

[ QUELQUES ANS PLUS TARD...AVRIL 1461 PLUS PRÉCISÉMENT ]

Le parc, et plus particulièrement ses grands chênes. Depuis combien de temps n'y est il plus venu? Pfft des lustres!

Il cherche des yeux un arbre plus précisément, s'approche de quelques uns déçu de ne point retrouver ce qu''il cherche...Au bout de quelques minutes il trouve "son" arbre. Enfin son arbre, celui où pourtant déjà Chancelier il a gravé deux cœurs entrelacés avec juste des initiales "JPF&LPF". Souvenirs des temps heureux ou les charges de l'un ou de l'autre leur autorisaient encore une vie commune. Il est désormais envolé ce temps, disparu mais pourtant présent.

Jehan se laisse glisser le long de l'arbre et s'assoie à son pied. Il est bien ici, entre deux cours de diplomatie, à gouter la fraicheur de la frondaison des chênes et la légère brise qui lui caresse le visage et le col par sa chemise ouverte. Un brindille d'herbe entre les lèvres et il ferme les yeux. Où est elle? Que fait-elle? Les courriers royaux pour l'heure sont plutôt chaotiques vu la briganderie infestant les routes du Royaume de France. Hum ce Roy élu, s'occupe plus de son conflit personnel avec l’Église que d'assainir les voies de communication du Royaume.

Un sourire précède sur ses lèvres, une chanson qu'il murmure doucement...

Spoiler:
 

C'est typiquement le genre de petite distraction qui lui apporte la joie au cœur et surtout lui remémore, le temps où il pensait en se réveillant, en quelle compagnie il finirait sa journée plutôt que de savoir s'il aurait à manger. Ne rien renier de ce qu'il avait été, qu'il était aujourd'hui et serait demain. C'est cet assemblage de choses qui en faisait ce qu'il était aux yeux des autres et aussi un peu de lui-même. C'est à dire, le plus simplement du monde un homme qu'Aristote avait placé sur terre pour y faire son temps en lui donnant un certain libre arbitre même si parfois le Très Haut agrémentait le cours de sa vie d'évènements heureux ou malheureux comme pour tout un chacun. Rien d'exceptionnel donc juste une vie.

Parfois le Fortunat se demandait s'il avait toujours fait le bon choix. Pour autant il ne regrettait aucun de ses engagements aucune de ces décisions car sur le moment elles étaient, à ses yeux, la seule et unique réponse qu'il put faire.

D'aucuns de ces semblables l'avaient, d'office, enfermé dans des petites boîtes..."coléreux", "imbu de sa personne" - celle la lui faisait particulièrement mal d'ailleurs tant il était persuadé n'être que de passage sur terre -, "prétentieux" etc.

C'était mal le connaitre car certes parfois avait il du se placer au-dessus pour maintenir une certaine cohérence bénéfique aux intérêts du Comté et non à lui-même. Ensuite on l'avait placé à un rang qu'il entendait donc tenir et faire respecter que cela plaise ou non.
Pourtant toujours en son cœur gardait-il de la bienveillance et de la magnanimité pour autrui. Il accordait sa confiance laquelle s'épuisait au fil des actions de certains ou s'accroissait pour celles d'autres. Rien que de très banal au final...

Reviendrait-il dans la lumière de la vie publique? Telle était sa question pour l'heure. Tenaillé entre l'envie de garder une douce vie tranquille en marge de tout ce qui vous rendait sensible à la moindre flatterie mais aussi de la moindre flèche du parthe ou bien s'immerger de nouveau dans ce bain pas toujours ragoutant mais permettant, parfois, de faire avancer les choses et surtout la grandeur du Comté. Il se devait, avant que de devenir trop vieil d'y songer et de décider...

Mais pour l'heure, la soupe au lard, les pâtés et les rôts pris lors de la dernière repue lui closaient ils les yeux et un doux ronflement s'échappa de ses lèvres. Il dort le bougre! Là dans la chênaie de la Chancellerie Poitevine...



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